FÉDÉRATION EUROPÉENNE VIVRE SON DEUIL

Week End des Bénévoles



2007
Le premier week end des bénévoles des associations Vivre son deuil a eu lieu à Paris le samedi 8 et le Dimanche 9 Septembre 2007.

Ce fut deux jours de rencontre. Le samedi matin a été consacré à la projection du film « La chambre du fils » suivie d'un débat entre les participants. L'après midi ont eu lieu quatre forums de discussion. Samedi soir : soirée récréative = promenade fluviale sur la Seine.
Trois autres forums prenaient place le dimanche matin. L'après midi, Rosette POLETTI, la Présidente de l'association VSD Suisse, présentait les activités de son association.

Nous nous sommes séparés en nous donnant rendez-vous dans deux ans (l’année prochaine est celle du congrès de Poitiers début octobre où un temps sera aménagé pour la rencontre des bénévoles) les 3 et 4 Octobre 2009.

Vous trouvez ci-dessous les compte rendus des sept forums.





FORUM : ENFANTS EN DEUIL
animé par Isabelle Hanus et Cécile Séjourné

But du forum : Présenter les ateliers tels qu’ils sont animés à Vivre son Deuil Ile de France et échanger sur les différentes pratiques mises en place par les autres associations régionales.

Participants : La plupart des participants animent des groupes pour enfants, projettent d’en créer un ou sont en rapport avec l’école.

Voici dans les grandes lignes, les thèmes qui ont été abordés :

Qui peut animer les ateliers enfants ?
Avoir envie, aimer les enfants ne suffit pas !
A Vivre Son Deuil Ile-de-France, les conditions nécessaires que doit remplir un futur animateur de groupe pour enfants ont été précisées dans la charte des bénévoles . A savoir :
- Avoir été bénévole écoutant pendant 6 mois à un an.
- Avoir effectué les deux niveaux de formation sur le deuil
- Avoir été reçu en entretien avec un psychologue extérieur afin de cerner les motivations de la personne
- Avoir suivi les formations avec Gilles Deslauriers sur l’animation des groupes de parole d’endeuillés et l’animation des groupes d’enfants.
- Etre observateur d’un atelier sur 6 mois.
- Aller à la supervision. (Une supervision a lieu une fois par mois à IDF où participent les animateurs des groupes enfants et adultes)

Le recrutement des enfants
On remarque que la demande a diminué ces trois dernières années (les familles trouvent-elles des réponses ailleurs : internet, meilleure diffusion de l’info ?) mais à IDF une reprise est sensible depuis quelques mois et trois groupes fonctionneront en 2007/ 2008.
• A IDF on repartit les enfants selon l’âge pour être en cohérence avec les acquis et les idées sur la mort
• On observe que les deuils sont de plus en plus traumatiques et de plus en plus récents
• Problématique de la fratrie : l’expérience montre qu’il vaut mieux répartir dans plusieurs groupes les membres d’une même fratrie.


L’entretien préalable
Il est nécessaire pour établir un lien, rencontrer l’enfant. L’idéal est d’être deux (ceux qui animeront le groupe) pour mener cet entretien. L’enfant a besoin de voir à qui il aura affaire, où se passera l’atelier… On en profite pour faire l’analyse de la demande et s’assurer que c’est bien le deuil qui en est au centre. Si le deuil est pathologique ou s’il y a un problème d’hyperactivité etc… il ne faut pas hésiter à réorienter l’enfant vers un autre type d’aide.

La constitution des groupes
Une fois que les parents donnent leur accord ainsi que les enfants, nous attendons d’avoir suffisamment d’enfants pour constituer un groupe. Les groupes sont fermés à IDF et se composent de 4 à 7 enfants. Un mois avant le début, les parents reçoivent un courrier de confirmation dans lequel il est rappelé le fonctionnement de l’atelier et les règles à respecter. Un paiement de 8 euros par séance et l’adhésion à l’association sont demandés. Dans d’autres groupes en région, on propose aux enfants de signer un contrat qui les engagent à s’impliquer dans le groupe lors d’une première rencontre. Ils sont très fiers de pouvoir le signer.

A IDF, les ateliers se déroulent :
- Pour les enfants en maternelle : le samedi matin sur deux heures (10h à 12h)
- Pour les plus grands : le samedi après-midi pendant 3 heures (14h à 17h)

Le déroulement des ateliers
• Premier atelier
- Accueil des enfants ET un temps avec les parents.
- Les parents et les enfants racontent qui ils sont et pourquoi ils sont là.
- Les enfants apportent des photos, un objet-souvenir du défunt.
- Ce premier atelier se termine par un pot d’accueil (ou goûter - rencontre).

• Deuxième atelier
- Les enfants reprennent ce qui a été dit la première fois, avec leurs mots bien à eux et sans la présence des parents. On distribue des boîtes à chaussures qui sont ensuite personnalisées, recouvertes de dessin par les enfants. Elles se transforment en boîtes à souvenir dans lesquelles les enfants placent leurs photos et leur objet/souvenir ainsi que leurs réalisations au fur et à mesure des ateliers. Dans d’autres associations, se sont les enfants qui amènent leur boîte, parfois remplacées par des chemises cartonnées.
- Des règles de vie sont décidées par les enfants : qu’est ce qui est nécessaire au groupe pour qu’il fonctionne bien ?
- Ailleurs qu’en île de France, on utilise le bâton de la parole, ou encore on fait la météo du cœur.
- Dessin de la famille

• Troisième atelier
- Les enfants parlent de l’annonce du décès et de l’enterrement.
- On part du nom inscrit sur la tombe pour évoquer le mort, puis le situer dans la famille.
- Ensuite, pour les plus grands, on s’aide d’un arbre généalogique qu’ils réalisent eux-mêmes.
- Pour les plus petits qui ne savent pas écrire, les animateurs ont recours aux poupées russes (grand-mère, mère, enfant, petit enfant)
- Jeu de la momie : les enfants enroulent un camarade avec des bandelettes et jouent au mort. Les enfants parlent de ce qu’ils éprouvent. Différence entre le mort et le vivant. Ils se disent que le défunt ne sent plus rien, et qu’il n’a plus mal, qu’il n’a plus de soucis.
- Pour ceux qui n’ont pas assisté à l’enterrement, entendre les autres peut les aider à mieux comprendre ce qui est aidant dans les rituels, et si cela leur manque : il est possible de rejouer une scène d’enterrement.
- Introduction de la boîte à soucis, pour y déposer ce qui tracasse l’enfant.

• Quatrième atelier
- Les changements intervenus dans la vie de l’enfant sont évoqués : les déménagements, les nouveaux petits amis des parents les naissances …
- Les enfants fabriquent des masques avec la consigne : peints comment tu te sentais au moment du décès, comment tu te sens maintenant.
- Inventer des histoires (avec un hérisson par exemple), raconter sa vie, sa mort, la vie après la mort. Il y a également l’histoire de la chèvre de M. Seguin.

• Cinquième atelier
- Comment intérioriser l’absence. On demande aux enfants de se remémorer les qualités et les défauts du défunt.
- Ils fabriquent un cadre du souvenir à l’aide de collages et écoutent une musique qui les réconforte.
- L’héritage : ce que l’on veut garder du mort, ce qu’il nous a appris, ce que l’on veut en faire dans sa vie.
- La boîte à soucis et le sac à ressources : on ouvre et on commente les petits papiers de la boîte à soucis. Puis, on essaye de voir ce qui peut être ressource pour l’enfant.

• Sixième et dernier atelier
- Le bilan, ce qu’on veut dire aux parents.
- Les enfants réalisent une activité commune avec leur parent : écriture d’une lettre, d’un poème adressé à la personne décédée, cadre du souvenir ...
- Cet atelier se clôt par un goûter très convivial.




RÉFLEXIONS

Certains enfants demandent à réintégrer un groupe. Cela est possible à condition de laisser passer un peu de temps. Le travail de l’enfant a évidement des répercussions sur le reste de la famille.

Les échanges furent riches et fructueux. Les participants ont émis de nombreuses idées qui pourront venir enrichir la pratique de chacun. Le temps a néanmoins manqué et il est évoqué le souhait de renouveler ce type de rencontre afin de pouvoir continuer à échanger sur l’animation des groupes d’enfants en deuil, lors d’une journée fédérale, par exemple.






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FORUM : DEUIL PÉRINATAL
animé par Maryse Dumoulin
Etaient présent(e)s :

Maryse Dumoulin     Commission deuil périnatal
Christine Mathieu     Commission deuil périnatal
Marie-Hélène           VSD Rhône Alpes
Murielle                   VSD Rhone Alpes
Laure S.                  VSD Alsace
Laure G.                  VSD Ile de France
Chantal Papin          VSD Ile de France
Pierre Damay          Commission Deuil périnatal

Ce que chacun attend de forum :

Maryse essaie depuis deux ans de mettre sur pied un réseau périnatal dans toute la France en réunissant les associations qui travaillent sur ce sujet. Elle espère ainsi mettre en contact les différentes régions dans un « réseau » qui s’étoffe peu à peu. Elle souhaite arriver à savoir ce qui se fait dans chaque région aujourd’hui.

Marie-Hélène aimerait savoir ce qui se passe dans les autres associations Vivre son deuil. Elle se rend compte qu’il existe un manque d’information à ce sujet. Elle n’en avait pas connaissance elle-même avant d’être personnellement touchée. Elle souhaite faire circuler l’information.

Murielle fait partie de la commission deuil périnatal. La prochaine étape de Vivre son deuil Rhône Alpes est de mettre en place des groupes de parole.
Elle souhaite davantage d’information sur ce type d’activité et aussi comment il est possible d’obtenir un numéro de formateur.

Laure S. davantage d’information sur le déroulement des groupes de parole, sur l’écoute téléphonique et sur ce qui se fait dans les autres régions.

Laure G. avoir davantage d’information sur le deuil périnatal.

Chantal souhaite participer à la création de ce « réseau » mais constate qu’il y a peu de lieux pour le deuil périnatal sur Paris. Souvent les gens ne souhaitent pas retourner à l’hôpital pour en parler. Alors où aller ?

l’association « Naître et Vivre » existe mais elle s’occupe au départ de la mort subite du nourrisson et maintenant de la mort des bébés. Elle souhaite que l’aide au deuil périnatal se développe dans la région parisienne.

Maryse rappelle que au sein de la Fédération il existe des commissions : le deuil périnatal, le deuil à l’école et le deuil après suicide. Il existe également une commission « les formations » et une autre sur l’aide aux personnes en deuil en général.

Murielle : lorsqu’elle a parlé de son deuil à son médecin, il lui a avoué qu’avant le récit poignant de la mort de son bébé, il pensait qu’une telle perte au cours de la grossesse n’était pas grave. Son témoignage a fait changer d’avis ce médecin. Mais il y a encore à faire.

Laure S. signale que, dans sa région, ce deuil est encore passé sous silence. Les femmes sont livrées à elles-mêmes et ne savent pas vers qui se tourner. En Lorraine il n’existe aucune association sur le deuil périnatal (Forbach, Sarreguemines, Metz).


État des lieux de ce qui se fait actuellement

Christine : la commission deuil périnatale existe depuis 2001 ; elle comprend actuellement une vingtaine de bénévoles. Elle se réunit environ une fois par mois. Entre temps de nombreux échanges se font par mails.

• journées de formation au niveau associatif et dans les hôpitaux
• rencontres d’information et de sensibilisation dans les associations en essayant de faire venir les parents. Sensibilisation également dans les crematoriums, etc
• groupes de parole : deux sur Lille animés par des personnes formées. Groupes ouverts, entretien préalable avec Maryse. La participation est libre et dure en général 9 mois. Les groupes ont lieu une fois par mois sauf durant les vacances. Ils durent deux heures de 20 à 2 heures. Quelques dizaines de parents y participent ainsi que quelques soignants. Les animateurs ont une supervision.
• Un livret qui comprend une bibliographie pour les parents endeuillés
• Un autre « Processus de deuil et relations avec l’entourage ».
D’autres sont en cours : un pour donner au sein de l’hôpital et un autre pour les parents au retour au domicile
• Prêt de livres aux parents
• Site internet créé en 2003 très fourni et régulièrement mis à jour
• Manifestations annuelles : en novembre recension des mamans ayant vécu un deuil périnatal ; un petit mot leur est envoyé. La soirée de Noël « soirée de nos tout petits » est organisée chaque
année depuis cinq ans. Elle réunit tous les couples qui ont vécu un deuil périnatal. Première partie : textes, poèmes, chants ; seconde partie : buffet où tout le monde peut se rencontrer. Une garderie
existe depuis deux ans : les enfants font des dessins qu’ils accrochent ensuite. Les parents apportent un objet symbolique sur lequel figure le prénom de chaque enfant mort, objet qui est accroché au sapin de Noël
• La fête des parents : ces parents qui ont perdu un tout petits ne se retrouvent pas dans la fête des mères et la fête des pères. Aussi a-t-on créé la « fête des parents ». Une fois par an, les parents se retrouvent toute une après midi dans un endroit bien choisi, par exemple un beau parc où un lacher de ballon est organisé.
• opération petits vêtements : confectionner des vêtements de très petite taille que l’on trouve pas dans les magasins pour ces tout petits
• permanence téléphonique avec répondeur
• un groupe pour les frères et sœurs le mois prochain
• plaquette réactualisée qui donne toutes les indications et coordonnées.

Murielle VSD Rhône Alpes :
• une plaquette est en cours de réalisation
• permanences avec un répondeur où les personnes peuvent laisser un message et sont recontactées. Problème de local à l’étude
• site internet en projet
• entretiens assurés par quatre bénévole dont la supervision est à l’étude
• groupes de parole prévus : les animateurs sont en formation assister éventuellement aux groupes de Lille).

Laure S. VSD Alsace
• groupes de parole ouvert et fermé avec entretien préalable
• permanence téléphonique avec répondeur 24 h. sur 24
• entretiens
• conférences et journées de formation
• plaquette Vivre son deuil Alsace distribuée dans les Hôpitaux de
Strasbourg
adresse mail


Attention !

Au rôle et à la place que l’on occupe au sein de l’association et au sein de l’institution dans laquelle on travaille.
Au sein de l’association il n’y a pas que des bénévoles psy mais simplement des bénévoles qui ont reçu une formation, quelle que soit leur profession antérieure. Dans les hôpitaux ce sont habituellement les psy qui animent les groupes de parole ; dans les associations ce sont simplement les bénévoles formés et supervisés.

Ouvertures // Pistes de réflexion :

• la culpabilité est-elle la même après une mort spontanée et après une I.M.G. ?
• lorsqu’une I.M.G. est envisagée il faudrait aussi proposer systématiquement aux parents de les accompagner jusqu’à la mort naturelle de l’enfant.
• Diffuser l’information pour étoffer le réseau périnatalité déjà en place.






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FORUM : DEUIL APRES SUICIDE
animé par Claudine Dahan et Michel Hanus
Une vingtaine de participants, de différentes associations, se sont retrouvés pour échanger sur leur approche des groupes de soutien aux endeuillés après suicide.

Ces échanges ont permis aussi d’aborder des questionnements divers sur la mise en place de ces groupes pour endeuillés.

L’association Jonathan Pierres Vivantes a ainsi constitué un groupe, à la demande de parents, d’adultes qui venaient parallèlement au groupe de leurs enfants endeuillés après suicide. De nouvelles problématiques ont alors pu surgir dans ce groupe d’adultes, comme «Vais-je retrouver un conjoint», ou «se retrouver seul(e) face aux enfants».

De cette expérience a découlé au sein de l’atelier une réflexion sur les groupes de parole d’enfants et la nécessité, ou non, de les regrouper par tranche d’âge cohérente, ainsi qu’un questionnement sur l’acceptation de couples à l’intérieur d’un même groupe de soutien. Il est apparu que la première condition est que les animateurs doivent se sentir à l’aise avec le cadre choisi et mis en place.

L’association Phare Enfants Parents a créé un groupe constitué uniquement d’hommes, avec des animateurs hommes. Ce groupe est ouvert une fois par mois le samedi, toute la matinée puis déjeuner commun. Aucun thème n’est défini à l’avance. Nous avons évoqué le besoin pour les hommes de vivre le deuil en agissant : ainsi au Canada, les groupes d’hommes font ensemble des activités physiques, des randonnées.
L’association Vivre son Deuil Franche-Comté a trouvé qu’un binôme d’animateurs homme-femme pour ces groupes de soutien masculins était au contraire très complémentaire.

La question d’un paiement pour participer à ces groupes de parole a été abordée. Les pratiques sont diverses entre les associations présentes : soit un prix par séance, soit une participation aux frais, ou une adhésion à
l’association par solidarité. Cela soulève la notion de la dette. Tous ont constaté le peu de réactions négatives de la part des participants.
Il est toutefois à noter que cela pose parfois un problème sur le long terme pour les endeuillés qui restent dans les listes des associations, longtemps après la fin des groupes, alors qu’ils ne souhaitent plus en faire partie
(réception de courrier inopportun).

Les échanges se sont ensuite tournés vers la mise en place d’une séance de «rappel».

En Belgique, il est programmé, dès la mise en place du groupe 12 séances (une tous les quinze jours) puis une séance supplémentaire trois mois après le premier cycle, puis une autre six mois plus tard.

A Vivre son Deuil Ile-de-France, on attend plutôt que la demande vienne du groupe, et il est alors mis en place une seule séance supplémentaire, trois mois après la fin du groupe.

A Vivre son Deuil Nord-Pas-de-Calais, tous les groupes des parents endeuillés ont souhaité se retrouver, une randonnée commune à tous les groupes a donc été organisée, avec mail d’information aux plus anciens.

Autre initiative prise par les parents à Vivre son Deuil Ile-de-France : un groupe a demandé une rencontre, un dialogue avec des “anciens” : un moment fort, plein d’émotions.

A Vivre son Deuil Ile-de-France, mise en place d’un groupe d’endeuillés après suicide sur une journée entière, renouvelable une seule fois. Pendant cette journée, sont proposées, en plus du dialogue, des échanges, des
activités, comme écrire une lettre au disparu (ce qui demande un temps assez long), et le mandala des émotions. A la fin de la première journée, il est toujours proposé autre chose : soit une deuxième journée, soit un
entretien individuel. La question se pose aussi du devenir de « la lettre au disparu » : qu’en fait –on ? Il est proposé de la lire au groupe, sur la base du volontariat. Par exemple à Vivre son Deuil Franche-Comté, lors d’une soirée commune organisée, ces lettres sont brûlées. L’essentiel reste que les animateurs doivent y réfléchir avant.

Nous avons rappelé l’importance, la nécessité, d’être deux animateurs.

Nous avons partagé nos expériences d’impuissance, ressentie face à des suicidaires, et échangé sur les différentes procédures mis en place dans les associations, lors d’appels téléphoniques. Dans les groupes de parole, si une personne s’absente deux fois, les bénévoles osent donner un signal, tel l’envoi d’une lettre. Cela peut être aussi un mot collectif de la part du groupe.

Nous avons constaté la difficulté à dire pour un participant, lors du groupe, qu’il avait retrouvé un nouveau compagnon : peur d’être jugé… les réactions sont d’ailleurs variées, alors que pour les uns, le groupe peut être
très soutenant, il peut aussi exprimer son rejet et sa colère (sentiment de trahison).

Pour terminer, Michel Hanus a expliqué la mise en place de l’évaluation des groupes, demandée par les soutiens extérieurs de Vivre son Deuil, dont la Fondation de France, et son intérêt.
Un questionnaire a été établi, sur la base de 10 items : anxiété, souffrance, fatigue, dépression, condition physique, sommeil, envie de mourir, colère, révolte et sentiments de culpabilité. Ce questionnaire est donné lors de l’entretien préalable à l’entrée dans le groupe et lors de la dernière séance (il est alors rendu dans le mois qui suit cette dernière séance). L’endeuillé est amené à jauger ces 10 items sur une échelle graduée de 0 à 10, en
fonction de son ressenti. Idéalement il faudrait faire une autre évaluation un an après et généraliser
ce questionnaire dans les différentes associations de Vivre son Deuil.






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FORUM : GÉRER UNE ASSOCIATION
animé par Patrice Gaudineau


Présentation de l’animateur et de son association.
Tour de table qui permet de faire apparaître les attentes de chacun, principalement dans les domaines ci-après :

- Communication externe et interne
- La coordination des bénévoles
- La recherche de subventions


Communication externe
Il est nécessaire de bien cerner l’objectif à attendre, et de bien le définir avant de faire appel aux médias “Qu’est-ce que l’on veut dire à l’extérieur ?”
Dans l’ensemble du domaine associatif, il est remarqué bien souvent que chacun travaille sur l’ensemble des activités, ce qui constitue un point faible. Avec l’expérience, il s’avère préférable de faire appel à un pilote (chef de projet) qui se consacrera à une tache particulière. Importance donc de hiérarchiser les taches, avec le concensus de tous.
Puis mettre au point un calendrier fixant les dates de réalisation de ce projet, les étapes importantes, à revoir éventuellement en cas de difficultés. Après quoi le recours aux médias peut s’effectuer. Il est recommandé de se limiter au départ à un thème général, sans entrer au premier abord dans le
détail, ce qui risquerait un relâchement de l'attention des journalistes perdus alors dans de multiples informations auxquelles ils ne sont pas familiarisés. Ces détails pourraient être abordés dans un deuxième temps.

Communication interne
Compte tenu du grand nombre d’associations régionales, il nous est demandé de nous mutualiser, pour obtenir une communication à la fois plus facile et plus efficace.
Ceci par la création d’un portail internet, regroupant tout ce qui tourne autour du deuil en général et dans un deuxième temps avec entrées pour les associations régionales et pour tous thèmes spécialisés.
En tout état de cause, au préalable, bien réfléchir à ce que l’on fait dans ce site, ou ce que l’on n’y fait pas.

Coordination des bénévoles
Avant de coordonner les bénévoles, il est apparu nécessaire de les fidéliser. Pour ce, il est indispensable de repérer les préoccupations, notamment des écoutants ce qui est fait à l’heure actuelle par la mise en place de supervision régulièrement programmées.
Quand au rôle de la coordinatrice il est essentiel. Pour qu’il soit entièrement assuré, il convient que la personne chargée de cette tache soit totalement acceptée par l’ensemble des bénévoles (hiérarchie horizontale), ce qui met à l’abri du pouvoir personnel (hiérarchie verticale).

Recherche de subventions
Elle s’avère un travail de longue haleine.
A noter que des organismes d’état, tels que les Directions Régionales à la Santé, la DRAS, etc… disposent de sites, qu’il nous appartient de visiter régulièrement. Ceux-ci proposent des appels d’offres pour des activités,
pour des actions privilégiées à pister (thématiques). Faire état de projets avec objectifs.
Il existe des subventions annuelles de fonctionnement délivrées, sur dossier, par les collectivités territoriales, pour des budgets de fonctionnement, et aussi par les municipalités.
Pour l’établissement des dossiers consulter : www.associationmodeemploi.fr Où l’on trouve toutes les précisions concernant la gestion administrative des associations, en particulier le guide pratique des formulaires utilisés pour les demandes de subventions.

Un grand merci à l’animateur pour l’excellence de sa prestation.






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FORUM : DEUIL À L’ÉCOLE
animé par Carole Borgies


Participants
Véronique Look (Commission Deuil à l’École), Cécile Séjourné (Enfants en deuil Ile de France), Alix Noble-Burnand (Fédération suisse), Marie-Claude Gailliard, Laure Soroka (Vivre son Deuil Strasbourg), Carole Levasseur (Vivre son Deuil Bretagne), Corinne Morisot et Carole Borgies (Commission Deuil à l’École), Michel Hanus.

Le forum, initialement consacré à la présentation des travaux de la Commission sur le deuil à l'école, s'est finalement dirigé vers la relecture commune du projet de protocole d'intervention en institution scolaire, préparé par la Commission. M.Hanus rappelle que plusieurs académies, Rouen, le Nord-Pas-de-Calais, le Poitou, le Val de Marne et Lyon ont déjà validé de tels protocoles. A la fin de la séance, Alix Noble-Burnand exprime son souhait de voir naître un véritable programme d'éducation à la mort et
au mourir, qui s'interrogerait sur la place de la mort dans l'institution scolaire, sur le rôle à jouer par l'institution, sur les raisons et les moyens de mettre en oeuvre une telle éducation, comme ce fut le cas pour la sexualité.
Vous trouverez ci-joint la partie du protocole qui a été amendée par les participants.
La date de la prochaine journée de travail sur ce protocole est fixée au 5 janvier 2008 à 9 heures au siège de la Fédération.


LE PROTOCOLE

Une mort dans l' institution scolaire
La mort d'un élève ou d'un adulte, enseignant ou non, arrive nécessairement un jour dans un établissement, du simple fait qu'il regroupe un grand nombre de personnes pendant de nombreuses années.
Cet événement tragique qui fait partie de la vie risque de déstabiliser, pour un temps, l'institution et de perturber plus ou moins profondément celles et ceux qui en font partie.
Si le deuil n'est pas une maladie, il peut entraîner des complications de santé physique, d'équilibre psychologique et de comportement (accidents, conduites suicidaires) chez les personnes, jeunes et adultes plus en risque et plus fragiles :
• les amis
• ceux avec lesquels existaient des conflits
• ceux qui ont été témoins de la mort brutale
• ceux qui ont été confrontés récemment à un deuil, a fortiori par suicide
• ceux qui ont vécu un suicide dans leur entourage
• ceux qui étaient antérieurement suicidaires
• ceux qui sont en difficultés personnelles ou familiales, voire les deux

Si la mort résulte d'une maladie grave, elle peut laisser le temps de s'y préparer. Mais chez les jeunes, elle est souvent la conséquence brutale d'un accident ou d'un suicide.
Dans de telles circonstances, il n'est pas facile d'improviser. C'est la raison pour laquelle nous avons réalisé à la suite de nombreuses interventions et formations dans différentes régions ce document pour les chefs d'établissement et leurs équipes afin qu'ils ne soient pas pris au dépourvu.

Aussi ne faut-il pas le ranger dans un tiroir pour en remettre la lecture à plus tard. C'est dès maintenant qu'il faut se préparer. Au moment où l'évènement se produira, il ne sera pas question d'appliquer ce petit guide mot à mot. Mais sa connaissance antérieure aidera à mieux faire face en
fonction des circonstances.

Se préparer à l' avance
Il est naturel de repousser à plus tard la pensée de la mort et de tout ce qui l'entoure mais il est de notre responsabilité de ne pas nous laisser surprendre afin de faire face le mieux possible à ce triste événement.
Il est donc nécessaire de prendre l'initiative d'en parler à l'avance avec ceux qui constitueront le moment venu LA CELLULE DE CRISE : le directeur et le directeur-adjoint au premier chef, le médecin scolaire, l'infirmière, le psychologue, l'assistante sociale, le COPS, le CPE, un enseignant, un représentant des parents d'élèves, en leur remettant ce document pour qu'ils le lisent et que, après l'avoir lu, ils fassent part de leurs commentaires aux autres membres de l'équipe.

A l' annonce de l' évènement
C'est habituellement le chef d'établissement qui est prévenu le premier.
Si ce n'est pas le cas, toute personne au courant fait remonter immédiatement l'information jusqu'à lui.

Alors celui-ci :
• vérifie la réalité des faits,
• prend contact avec la famille pour présenter les condoléances et recueillir éventuellement des informations complémentaires, et leur demander comment ils souhaitent que l'annonce soit faite. Il est important de respecter la position des parents tout en leur faisant valoir la nécessité de la vérité, qui, de toute façon, émergera,
• prévient sa hiérarchie.
• réunit la cellule de crise le plus rapidement possible.


Première réunion de la cellule de crise
Le chef d'établissement y donne les informations en sa possession et rappelle qu'il est le seul habilité à parler aux médias.

La cellule de crise :
• laisse un temps de réaction de manière telle que chacun puisse s'exprimer
• décide de l'annonce de l'évènement aux élèves et aux adultes, enseignants et non enseignants, en se préoccupant de ceux qui ne seront pas présents. (Il conviendra de vérifier par la suite que tous les
absents ont bien été informés)
• tente de repérer les personnes les plus en risque (Cf. supra)
• décide d'informer éventuellement de manière individuelle et avant l'annonce collective certaines personnes (jeunes ou adultes) plus proches ou plus fragiles
• met en place rapidement une cellule d'écoute et de soutien, en précisant le lieu, les horaires et les personnes qui l'assurent, et en insistant sur la confidentialité
• prépare un courrier d'annonce pour les parents des élèves (document joint)
• rédige un communiqué pour les médias si l'évènement s'est produit dans l'établissement
• désigne un de ses membres pour prendre contact avec les partenaires extérieurs cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP), centre médico-psychologique (CMP), centremédico-psycho-pédagogique (CMPP) en cas de mort violente
• décide de l'horaire de la prochaine réunion (le soir même ou le lendemain).

L' annonce aux élèves
• a lieu dans toutes les classes par le directeur ou un membre de la cellule de crise en présence de l'enseignant du premier cours, selon les modalités définies par la cellule de crise (document joint à titre
d'exemple), en informant clairement, y compris du suicide, mais sans entrer dans les détails
• est suivie par un temps suffisant de réaction qui permettra l'expression des émotions ou des questions.

Puis il faudra :
• solliciter auprès des élèves toutes initiatives ( par exemple pour manifester un geste de sympathie envers la famille):« qu'est-ce qu'on fait ensemble maintenant »? (poèmes, dessins, fleurs.....) et les recueillir. Si le silence dure, les inciter à parler de celle de celui qui est mort
• prévoir un temps pour leur mise en œuvre
• repérer les plus fragiles en étant particulièrement attentifs à leurs réactions, et prendre soin de leur dire un mot personnellement à la fin du cours
• informer les jeunes de la possibilité d'aller parler et se faire aider par les responsables de la cellule d'écoute et de soutien, en insistant sur la confidentialité
• prendre en compte la demande éventuelle des élèves et en référer à la cellule de crise pour la mise en place d'un groupe de soutien.

Annonce aux élèves et aux personnels en s'inspirant du schéma suivant

Nous venons d'apprendre la mort (éventuellement brutale s'il s'agit d'un accident ou d'un suicide) de..... survenue le ......à......

Elle ou il était l'un des nôtres : l'ensemble de notre communauté scolaire s'en trouve profondément affecté.

Nous ne connaissons pas encore les modalités pratiques des funérailles; nous vous les communiquerons dès que possible.

Nous souhaitons réaliser avec vous des manifestations de sympathie: minute de silence, mot d'amitié, collecte de solidarité. Nous accueillerons vos propositions.

Nous tous vos responsables, nous sommes à votre disposition pour venir vous parler, vous écouter et nous avons mis en place à l'intention de tous un lieu d'écoute (préciser les horaires, le lieu et toutes les personnes qui assurent cette permanence) et vous pourrez aussi correspondre avec elles par
téléphone, SMS et mail (donner l'adresse et le numéro).

Nous nous réunirons dans les jours prochains pour honorer la mémoire de....Vous en serez informés.


L'annonce faite sous cette forme ou sous une autre proche se fait lentement (sans lire) en marquant un temps de silence après chaque phrase.
Le temps de cette première heure de classe peut être entièrement occupé par ces échanges, mais il est important qu'elle se termine par le retour au scolaire (la matière de ce cours, leçons, devoirs).
Pour les absents (élèves et personnels) dont la liste sera soigneusement établie, l'annonce se fera dans les mêmes termes mais par courrier signé du chef d'établissement.


Annonce aux parents des élèves

Schéma du courrier pour les parents des élèves :

Nous venons d'apprendre la mort (éventuellement brutale s'il s'agit d'un accident
ou d'un suicide) de...... survenue le ... à......

Elle ou il était l'un(e) des nôtres, l'ensemble de notre communauté scolaire s'en
trouve profondément affecté.

Au sein de l'établissement, nous avons mis en place une cellule d'écoute et
de soutien pour les élèves et les personnels.

Mais votre enfant peut avoir envie d'en parler à la maison. Ecoutez-le attentivement,
tentez de répondre à ses questions. S'il n'en parle pas essayez de lui tendre la
perche car cette mort peut le toucher profondément. Si vous vous sentez démuni,
si ses réactions vous inquiètent, n'hésitez pas à faire appel à la cellule d'écoute de
l'établissement (donner toutes les coordonnées), qui pourra vous orienter vers des
personnes compétentes et ce, en toute confidentialité.

Veuillez recevoir nos meilleures salutations.
Le chef d'établissement.






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FORUM : DEUILS TRANSGENERATIONNELS
animé par Rosette POLETTI

Chez certaines personnes, le processus de deuil semble arrêté dans sa dynamique et peut relever alors d’une prise en charge thérapeutique (gestalt, Analyse Transactionnelle ).
Le thérapeute reprend là où la personne est bloquée, là où c’est trop douloureux.

Ce sont des personnes qui portent un deuil qui n’est pas le leur, des sentiments et des émotions non reliés à leur propre deuil. Le chagrin est constitutif de leur personne et se transmet aux générations suivantes. Etre en deuil “au long cours”, pour elles, est presque une identité.

La prise en charge consiste à trouver l’origine de cette tristesse, à identifer à qui elle appartient, d’où elle vient : « Qui est en deuil, quel deuil je porte ? «. Aider à la restituer est libérateur.
Il est important aussi d’essayer d’aider ces personnes endeuillées à trouver ce qu’elles sont d’autre que cette histoire qui ne leur appartient pas et de se réapproprier – chacun - sa propre histoire.
La loyauté à ses Parents est normale mais, en grandissant, il faut pouvoir leur rendre ce qui leur appartient. Travailler sur son “enfant intérieur” s’avère utile pour le soigner et lui donner la possiblité d’être enfin heureux. Cela aide la personne à recadrer sur son deuil.

Personne n’a de pouvoir sur les choses ou les gens, il nous appartient d’être d’accord ou non sur ce que l’on reçoit, de subir ou non, et d’apprendre à se “désencombrer”.

Par ailleurs, les rituels sont une aide précieuse. Ce peut être une lettre écrite à la personne à l’origine de ce mal être, ce peut être une cérémonie généalogique (comme à VIVRE SON DEUIL Lyon)…

Mais quelquefois aussi, nous, les co-animateurs, demeuront impuissants à apporter une aide devant des blocages et là, travailler sur le lâcher-prise, sans lâcher le lien est une nécessité. On ne peut que donner des pistes.

L’entraide aux Endeuillés nous fait cheminer, nous aussi !


BIBLIOGRAPHIE
- AIE, MES AIEUX de Anne ANCELIN-SCHUTZENBERGER
- QUAND LA CONSCIENCE S’EVEILLE de Anthony de MELLO






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FORUM : INTERNET
animé par Christine Mathieu et Linda Widad
La rencontre a commencé par un tour de table permettant de se présenter et de faire l’état des lieux. L’importance de ces nouvelles techniques de communication pour le soutien aux endeuillés est soulignée d’entrée. Elle est même fortement prônée en ce qui concerne les ados pour qui les blogs et les tchats font partie de leur quotidien.

Maryse demande à bien séparer l’aspect technique lié à la gestion et à l’animation des sites internet de l’aide aux endeuillés. En effet l’aide aux endeuillés nécessite des bénévoles formés et supervisés. Aucune décision formelle n’a été prise au cours de ce forum, mais la discussion a permis préciser les possibilités et méthodes de mise en œuvre de l’outil internet et surtout de nouer des contacts entre les personnes déjà actives et les personnes en demande.

Les remarques ou demandes les plus fréquentes :
 • on ne sait pas comment faire
 • combien ça coûte ?
 • qui gère ?
 • quelle formation ?
 • comment ça marche ?

Le compte-rendu énumère les principaux points qui ont été discutés, inventaire, besoins, définitions et coût.

Courrier électronique
Sujet un peu à part du site Internet proprement dit
• Presque tous possèdent une adresse mail ce qui facilite la communication de personne à personne ou les envois groupés (“mailing list” pour les invitations aux réunions, rencontres…).
Attention à ne pas oublier les personnes qui ne possèdent pas d’adresse mail.
• Nathalie (secrétaire de la Fédération) reçoit et ventile les informations ce qui permet de réduire notablement les frais d’impression et d’envoi par courrier terrestre
• Antoine (Vivre son Deuil Ile-de-France) répond aux messages d’endeuillés (400 par an). Au moins un tiers abordent des questions de fond

Inventaire des sites existants
• La fédération dispose d’un site qui héberge des pages de quelques associations régionales (à ce sujet Nathalie rappelle que pour qu’elle puisse mettre les informations sur le site, il
faut les lui envoyer ...). Linda explique en détail le forum qu’elle fait fonctionner depuis deux ans sur le site de la fédé : organisations, règles, rôle du modérateur.
• Le site “nostoutpetits.org” qui fonctionne depuis plusieurs
années dans le cadre du deuil périnatal est présenté par Christine. Christine insiste sur l’importance du groupe (la commission DPN) pour faire vivre le site : ce qui est mis en ligne est discuté en groupe, la réponse au courrier est aussi gérée par un petit groupe selon le type de soutien demandé.
• Vivre son Deuil Suisse et Vivre son Deuil Belgique ont ouvert leur propre site.

Besoins régionaux
Plusieurs associations régionales souhaitent ouvrir rapidement un site Internet. En l’attente, elle pourraient profiter d’une page sur le site de la fédé.

Définitions
Il y a beaucoup de confusions dans l’esprit des participants sur le vocabulaire internet : site, mail, forum, messagerie, blog, chat

Philippe Hanus précise les principales utilisations d’Internet (en plus du mail)
• Publier de l’information,
• Créer des forums où chacun dit ce qu’il a à dire. Un modérateur contrôle le bon fonctionnement du forum,
• Tchat : discussion en temps réel par écrit ou avec caméra et son (webcam)
• Blog : site personnel (un seul publiant)

Glossaire Outils Internet (Blog, Chat (le), Site Web, Email, Flux RSS, Forum)

Ces quelques mots ont pour but de vous permettre d’apprécier les outils électroniques de communication. Vous y trouverez certainement quelques lacunes. Merci de nous renvoyer vos commentaires.

A propos de Wikipedia : Wikipedia est une encyclopédie libre qui n’existe que sur internet. Elle permet d’approfondir ses connaissances sur de nombreux sujets.

Aucune garantie de véracité ou de fiabilité n’est donnée car chaque internaute peut contribuer à Wikipedia avec son niveau de compétence.

Le choix d’un outil, ou plutôt de plusieurs outils de communications doit être conditionné par une réflexion préalable :

• Quelles sont les informations à diffuser ?
• A qui sont elles destinées ?
• Pour quel objectif ?
• Ces informations sont-elles publiques ?
• Quelle est leur fréquence de diffusion ?
• Doivent-elles être mises à jour (si oui par qui, combien de fois, quand)?

Il faut prendre le temps d’analyser ces différents besoins pour définir un plan global de communication.

Il faut séparer deux flux de communications : Communication interne à la société ou aux associations et les communications externes.


Blog
Le blog est la version moderne du Billet d’Humeur ou de la Chronique.
Un internaute ou un groupe d’internautes publient sur un site web des pages organisées par ordre chronologique de dépôt.
Le blog peut accepter ou non les réactions en lignes.

Tchat
Le tchat (ou chat) est un outil de communication instantanée. (Messagerie instantanée)
Il permet de communiquer de ‘un à un’ de manière immédiate et rapide. On peut l’imaginer comme une conversation téléphonique écrite.
La communication sur un Chat n’est pas publique mais la confidentialité des échanges n’est pas du tout garantie.
Il existe aussi des chambres de conférence où les internautes peuvent être plusieurs à communiquer.
De plus en plus, la messagerie instantanée incorpore la voix ou/et la vidéo.

Site Web
Un site web est un ‘lieu’ sur internet. Il est accessible au travers d’une adresse nommée URL que l’on saisit dans un logiciel spécialisé : un navigateur internet (Butineur).
Exemple d’url : www.vivresondeuil.asso.fr, www.apple.fr
Les navigateurs internet les plus connus sont FireFox, Internet Explorer et Safari.
Un site web peut héberger différents services : des pages d’informations, des forums ...

Email
Un email est un courrier électronique. Il est parfois appelé aussi mail ou Courriel en Français.
Il représente la version électronique moderne du bon vieux courrier papier.
Un email est utilisé pour envoyer une information depuis un Émetteur vers un (ou plusieurs) Destinataire(s).
Il est par définition confidentiel et protégé par la législation Française au même titre que le courrier papier.
Attention cependant, un internaute peut transférer un email ou le publier dans un forum.

Des logiciels existent pour gérer des demandes par emails. Ils permettent à plusieurs intervenants de visualiser les emails reçus et l’historique des échanges. Une validation des emails sortants par un superviseur peut-être mise en place.
Ces outils sont utilisés par exemple quand vous envoyez un email à un support technique : s’il y a bien une personne physique qui vous répond, c’est une équipe qui vous prend (ou devrait) vous prendre en charge.

Flux RSS
Le flux RSS est un moyen de diffuser de l’information vers des internautes.
Le flux RSS fonctionne sur le même principe que l’abonnement à une gazette papier.
Chaque internaute doit s’inscrire pour recevoir de manière passive et automatique des informations émises pas le propriétaire du flux.
Chaque internaute peut recevoir les flux RSS de son choix au travers de différents logiciels comme FireFox pour une présentation en mode page ou ThunderBird (messagerie) pour une présentation en mode ‘email’
Le Flux RSS permet de diffuser des informations vers des internautes même si ceux-ci ont cessé de venir visiter le site web.
Dans la mesure où un site web n’est pas mis à jour quotidiennement, c’est un excellent moyen de tenir les internautes au courant.


Forum
Un forum est un lieu public où chaque internaute peut s’exprimer.
Il est généralement accessible via un navigateur Web.
Un forum est un outil de communication dynamique temps-réel dont les contributions sont indexées sur internet aussi vite qu’elles sont publiées.
Un forum peut être Modéré par un/des administrateurs des forums qui veillent à filtrer le cas échéants certaines contributions pour différents motifs légaux ou non.
Le forum permet de mettre en contact les différents internautes qui souhaitent intervenir sur un sujet commun.

Coût

• Coût financier
Equipement, logiciel, maintenance, hébergement : coût réduit car on utilise son équipement informatique personnel.
Beaucoup de logiciels sont gratuits et les plus performants ne coûtent pas très cher pour l’association et durent dans le temps.
Christine dispose pour exemple depuis le début d’un logiciel plus efficace à 150¤. Il existe également Thunderbird, gratuit qui est devenu très complet.
En ce qui concerne la création d’un site web (créer des pages web):
• l’espace peut être gratuit, avec quelques limitations, chez certains hébergeur comme free. L’adresse a saisir dans le navigateur (appelée URL) aura la forme : mon_nom_de_site.free.fr
• Si vous souhaitez un nom de domaine personnalisé comme par exemple vivresondeuil.asso.fr il faut acheter un nom de domaine (de l’ordre de 20 euros annuels). Attention le suffixe a une importance. (Choisir de préférence : .org, ou .asso.fr ). Le choix d’un bon nom de domaine conditionne une bonne visibilité sur internet.

• Coût en temps de bénévolat
Le coût en temps de bénévolat est important pour faire vivre un site ou un forum. Linda passe de une à deux heures par jour sur le forum et Christine compte le même temps pour le site “nostoutpetits” (réponse aux mails, édition des témoignages, mise à jour des actualités, etc), + les temps forts qui demandent davantage de temps (récupération et mise en ligne des photos,
agencement des textes, etc).
On a besoin de bénévoles formés prêts à donner du temps pour faire vivre les sites

Le forum se termine sur une demande d’une journée complète consacrée à internet car le sujet est vaste et les demandes nombreuses.
On pense aussi qu’une formation pourrait être utile, ainsi qu’une supervision.
Côté technique, pourquoi pas la création d’un portail ?



2009





Vous vous rappelez le succès des 1ères journées des bénévoles début septembre 2007. Les participants ont demandé que cette expérience soit renouvelée. Ce n'était pas possible en 2008 en raison du congrès de Poitiers.

Mais en 2009 :

vendredi 2 octobre : journées fédérales avec l'AG, un CA, la réunion des commissions et une séance de travail sur un thème qui sera précisé.
Samedi 3 et dimanche 4 octobre : le week-end des bénévoles.

Nous reprendrons la formule 2007 : au même endroit (nous avons déjà retenu), samedi matin : film sur le deuil et discussion. Samedi après midi et dimanche matin : les différents forums, dimanche après midi : les activités de la Fédération belge Vivre son Deuil. Le samedi soir : promenade en bateau sur la Seine.
Nous avons retenu des chambres bon marché dans cette institution (Maison Nicolas Barré). Elles seront affectées à ceux qui les demanderont dans l'ordre d'arrivée. Ceci pour les nuits du 2 au 3 et du 3 au 4 octobre 2009.




www.vivresondeuil.asso.fr
Mise à jour
01/07/10
Vivre Son Deuil 7, rue Taylor 75010 PARIS
Tél/Fax : +33 (0) 1 42 08 11 16







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